mardi 12 mars 2013

Los Indignados : un mouvement de revendication d’origine espagnole à l’ampleur internationale


Le rassemblement le 10 mars dernier de plusieurs centaines d’indignés grecs sur la place Syntagma, face au parlement, pour protester contre les mesures d’austérité prises par le gouvernement, le FMI (Fond Monétaire International) et l’Union Européenne m’a amenée à me pencher sur ce mouvement de contestation né en Espagne.

15 mai 2011 : naissance du mouvement des Indignados


C’est le 15 mai 2011, à Madrid, qu’est né le mouvement des Indignados. Ce phénomène a été initié sur internet et a donné lieu au rassemblant de milliers d’Espagnols sur la Plaza del Sol pendant une semaine complète. La motivation première des manifestants présents ce jour là dans la capitale espagnole résidait dans les 44% de chômage existant alors chez les jeunes. Ces derniers ne se sentant plus représentés dénoncaient le manque d’avenir s’offrant à eux dans leur pays.

Principales caractéristiques du mouvement des Indignados

Au fur et à mesure que ce mouvement s’est développé en Espagne, les revendications des Indignados se sont précisées. Dans un contexte de crise économique et sociale, ils dénoncent le pouvoir des banques, les mesures d’austérité adoptées par le gouvernement, la perpétuelle alternance des deux partis politiques majoritaires espagnols, le PP (Partido Popular) et le PSOE (Partido Socialista Obrero Español), et revendiquent la démocratie directe.
Ce qui change également avec le mouvement des Indignados est le profil des manifestants. Le sociologue et politologue Enrique Gil Calvo, nous les décrit comme de jeunes diplômés avec un haut niveau d’études souvent issus de la classe moyenne. Cela tranche avec le sentiment généralisé que leur génération se désintéresse de la vie politique et des problèmes de société touchant leur pays. Ces jeunes ont créé un mouvement de contestation horizontal et non violent, caractérisé par l’occupation de l’espace public.
Depuis le 15 mai 2011, le mouvement espagnol des Indignados a trouvé écho dans de multiples autres pays eux aussi touchés de plein fouet par la crise de 2008. A l’heure actuelle, les Indignados revendiquent leur caractère transfrontalier. A titre d’exemple, le 15 octobre 2011, on a pu assister à des manifestations simultanées dans plus de 900 villes à travers 82 pays (Nouvelle Zélande, Australie, Etats-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, Grèce…).

Focus actualité 

Longtemps il a été reproché aux Indignados de ne pas jouir d’une représentation fixe, porte-parole du mouvement. Le 8 janvier 2013, le Parti du Futur ou Parti X a été créé. Ce dernier ne prétend pas représenter le mouvement du 15M mais le déclare comme référence. Le programme de cet organe politique est clair : "Récupérer la souveraineté des citoyens".


Sources

mardi 5 mars 2013

Cuisine traditionnelle espagnole

Depuis mon arrivée en Espagne, j'ai pu tester quelques unes des spécialités culinaires de ce pays et apprécier  les caractéristiques principales de cette cuisine aux multiples facettes. Avec cet article, je souhaite vous faire partager mes découvertes !

La cuisine espagnole, au même titre que son homologue française varie beaucoup d'une région à l'autre. Cependant, on peut relever que d'une manière générale il s'agit d'une nourriture basée principalement sur la consommation de fruits, de légumes, surtout les poivrons, oignons et tomates, et d'huile d'olive.

Las tapas

Ce sont de petits amuse-gueules qui accompagnent généralement un verre de vin ou une bière pris dans les bars. Les tapas se consomment à toute heure et présentent une grande variété. Il peut s'agir d'olives, de petits morceaux de pain accompagnés de saumon fumé, de jambon, de fromage...On trouve également de plus en plus de tapas "gastronomiques" sous forme de bouchées à déguster sans modération.


Tortilla de patata

Il s'agit d'une omelette épaisse aux pommes de terre, souvent accompagnée d'oignons. La tortilla de patata se consomme principalement comme plat principal accompagnée de légumes variés, souvent de la salade, mais on en trouve également sous forme de tapas, servie sur un petit morceau de pain.


Paella 

La paella est un plat datant du XVIIIème siècle. A l'origine ce plat à base de riz était principalement cuisiné à partir de légumes tels que les haricots blancs, les artichauts, l'ail... Il s'agissait d'un plat populaire préparé à partir des denrées disponibles dans chaque région. Aujourd'hui, la paella est un plan espagnol emblématique mais les ingrédients ont beaucoup évolué. Les fruits de mer, comme les calamars, les langoustines ou les moules ont fait leur apparition dans la préparation de ce plat.

Le jambon ibérique et "serrano"

Ces deux jambons sont typiquement espagnols. Ils sont tous les deux préparés à partir de la patte arrière du porc. La différence principale entre les deux réside dans le fait que dans le cas du jambon "serrano", ou jambon de montagne, le porc utilisé est le porc blanc alors que pour le jambon ibérique, il est fait recours au porc du même nom.Ces deux types de jambon bénéficient d'une appellation d'origine contrôlée.

Le vin 


En 2010, avec une surface totale approximant les 1 100 000 hectares, le vignoble espagnol est le premier mondial en termes de surface. Cependant, son niveau de production équivaut à 80% de celle de pays comme la Franc ou l'Italie. Le vin est donc un élément culturel important en Espagne. Les vins espagnols les plus connus sont les vins de la Rioja, de Xérès (fameux aussi pour le vinaigre en découlant) et de la Ribera del Duero.

mercredi 27 février 2013

Taberna Tirso de Molina


La Taberna Tirso de Molina, située sur la place du même nom en plein coeur de Madrid (proche M° Sol), est un lieu incontournable qu'il vous faut visiter lors de votre séjour dans la capitale espagnole. Son cadre typique et chaleureux vous accueillera après vos balades dans les rues de Madrid. Que ce soit à l'heure du café ou de l'apéritif, l'ensemble des serveurs seront aux petits soins pour répondre à vos besoins. Notez que comme il est souvent coutume en Espagne, les tapas accompagnant vos consommations seront offerts pour le plus grand plaisir de vos papilles et de votre budget.

Plaza de Tirso de Molina, 9 28012 Madrid Spain

jeudi 21 février 2013

La « siesta » : élément culturel clé en Espagne


Des rues désertes et des magasins fermés pour la pause déjeuner jusqu’à quinze-seize heures ? Pas de doute vous êtes en Espagne ! Ici la sieste est un sport national, il existe même une compétition annuelle (cf. ci-dessous) et en 2010 Esperanza Aguirre, président du gouvernement régional conservateur de Madrid, a  proposé d’inclure la « siesta » dans la liste d’éléments culturels caractéristiques de l’Espagne.

Le terme de sieste trouve son origine dans l’expression latine « Hora sexta » (Sixième heure). Il désigne le fait de se reposer un petit moment (entre 20 minutes et deux heures) après le déjeuner. Les scientifiques s’accordent pour dire que ce moment de repos est bénéfique pour l’organisme, libère du stress et permet de recharger les batteries pour la fin de la journée.

En Espagne, la pratique de la sieste est une tradition ancienne, intimement liée au climat qui ne permet pas de travailler efficacement aux heures les plus chaudes de la journée. Au cours des années 1980, 50% des Espagnols la pratiquaient quotidiennement. Aujourd'hui, et ce de manière à être plus en accord avec le rythme de travail européen, ils ne sont plus que 20%. Cependant, la culture espagnole est toujours bien empreinte de cette pratique, comme en témoignent les horaires d’ouverture des commerces.

Championnat national de la sieste


En octobre 2010, a eu lieu, pour la première fois en Espagne, le championnat national de la sieste. Pendant neuf jours, les participants s’affrontent, sur un canapé, pour emporter le prix de 1000 accordé au meilleur d’entre-eux. Les compétiteurs sont évalués par des médecins sur plusieurs critères : la vitesse d’endormissement, la tenue, le volume des ronflements, leur position…

La sieste dans le monde
La pratique de la sieste dans le monde varie beaucoup d’un pays à l’autre. Les pays asiatiques, au même titre que les pays scandinaves apparaissent parmi les plus adeptes à cette pratique qui se révèle être un vecteur de bien-être. Au contraire en France, la sieste est plutôt associée aux périodes de vacances et à la fainéantise dans une certaine mesure. Il convient cependant de relever que de nombreuses entreprises à travers le monde tendent à mettre à disposition de leurs salariés ces temps de repos et que les mentalités semblent évoluer !


Sources :

dimanche 17 février 2013

Les sans-abris : une facette du nouveau visage de la pauvreté en Espagne



En marchant dans les rues de la capitale espagnole, mais également de plusieurs autres villes, j’ai été frappée par le nombre de sans-abris présents, mendiant, déambulant, titubant parois sous l’effet de l’alcool. Ce qui est le plus surprenant est que ces personnes sont de nationalité variée, mais également d’âge différent. Ces hommes et ces femmes nous frappent par leur nombre certes, mais également par cette diversité.
La Fédération Européenne des Associations de Solidarité avec les Sans-Abri (FEANTSA) a constaté que le nombre de sans-abri a augmenté dans 15 des 21 pays concernés par son enquête entre 2011 et 2012. Cependant, elle a aussi noté un changement significatif du profil de ces personnes en difficulté. Il s’agit de plus en plus de familles, de jeunes, de migrants et de femmes. Face à ces évolutions, les politiques publiques ont du mal à s’adapter.
Dans le cadre plus particulier de l’Espagne, l’Instituto Nacional de Estadística (INE) a publié son rapport  sur la question et les chiffres sont impressionnants. Ce pays compte 22 938 personnes nécessitant une assistance alimentaire et en termes de logement. 80,3% sont des hommes et la moitié a des enfants. Les motifs expliquant la perte de logement sont multiples mais en lien direct avec les conséquences de la crise économique et sociale de 2008, on trouve la perte d’emploi. En effet, 45% des personnes interrogées citent ce motif, devant le non paiement du loyer (26%), le divorce (20,9%)…
Ce qui caractérise particulièrement cette tranche de la population est sa faible intégration sur le marché du travail. Ainsi, 77,8% des sans-abri espagnols recensés ne possèdent pas de travail et cela sans être éligibles à la retraite ou en incapacité de travailler. Plus de la moitié d’entre-eux (52,1%) déclarent être en recherche d’emploi sachant que l’âge moyen d’abandon des études est de 15,5 ans.


mardi 12 février 2013

Alcala de Henares



Me voilà installée dans la petite ville d’ Alcalá de Henares, située à une trentaine de kilomètres de la capitale, dans la Province de Madrid. Cette ville, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, compte un peu plus de 200 000 habitants. Elle se caractérise principalement par ses nombreuses églises et ses dépendances universitaires.

Alcalá de Henares a surtout rayonné à partir du XVème siècle et de la création de son université, "Universitas Complutensis", due au cardinal Cisneros. La ville devient en effet un centre de rayonnement culturel attirant de nombreux intellectuels.

 Alcalá de Henares: ville natale de Miguel de Cervantes

On ne peut de plus pas parler d'Alcalá sans évoquer le fait qu'il s'agit de la ville natale de Miguel de  Cervantes, célèbre auteur de "El Quijote". Il est d'ailleurs possible de visiter la "Casa natal de Cervantes", qui se situe dans la Calle Mayor. Il s'agit d'un bâtiment typiquement castillan, datant de du XVIIème siècle et présentant les ustensiles et le mobilier d'époque. En plus d'avoir un aperçu du mode de vie à cette époque, il est intéressant d'observer les nombreuses éditions de la célèbre œuvre écrite par Cervantes en 1605.

Chaque année et ce depuis 1976, le Prix de Littérature en Langue Castillane Miguel de Cervantes est décerné à Alcalá de Henares. Il s'agit d'un prix décerné par le ministère de la culture à des auteurs pour l'ensemble de leur œuvre. Le dernier lauréat est un poète espagnol, José Manuel Caballero Bonald, et a reçu le prix en 2012.

Universidad de Alcalá de Henares (UAH)
L'université d'Alcalá de Henares a été fondée en 1499 par le cardinal Cisneros. A l'époque le modèle éducatif développé dans cette université est novateur. Le régent d'Espagne souhaite en effet que les cours dispensés dans cet institution ne soient pas seulement destinés au clergé mais également aux futurs fonctionnaires dont le rôle sera de conseiller le souverain. Les XVIème et XVIIème siècles ont vu l'université devenir une référence académique d'excellence et au XVIIIème siècle, la première femme a recevoir un doctorat de philosophie était diplômée de l'UAH. A l'heure actuelle, l'UAH est une université de taille moyenne et compte environ 28000 étudiants et 2100 professeurs.


Sources :
http://www.spain.info/fr_FR/ven/otros-destinos/alcala_de_henares.htm

http://www.turismoalcala.es/guia-practica/conoce-la-ciudad/poco-historia.html

Bonjour à tous et tout d'abord bienvenue sur ce blog !

Je tiens à commencer par me présenter brièvement avant de vous exposer l'objectif de ce blog. Je suis actuellement étudiante en M1 de management global. Dans le cadre de ma formation j'ai l'occasion de venir étudier le temps d'un semestre à Alcalá de Henares, dans la province de Madrid. Je vais donc avoir 6 mois environ pour parfaire mon espagnol mais également tenter de découvrir ce pays, sa culture, ses paysages, sa situation face à la crise. Ce blog sera pour moi une fenêtre sur ce pays, un moyen de tirer profit de mon expérience mais également, je l'espère un lieu de partage.

Maintenant que je pense vous avoir exposé mes intentions, je vous souhaite une très bonne navigation !